Dans l’ensemble, les fonds en euros enregistrent en 2011 de moins bons résultats qu’en 2010. Avec une rentabilité en berne, l’assurance-vie se fait moins attractive à l’égard d’épargnants en quête de sécurité et de performance.
Les rendements des fonds en euros de l’assurance-vie seront positifs en 2011 mais ne voleront pas bien hauts, retirant beaucoup d’attractivité à un produit d’épargne pourtant très prisé des Français. Un signe qui ne trompe pas, l’assurance-vie a enregistré en octobre 2011 une collecte nette négative pour le deuxième mois consécutif. Les premières annonces de rendements annuels sont arrivées et confirment la morosité du marché, dont les taux moyens de rémunération sont en chute constante depuis plus de 10 ans.
L’année 2011 sera à marquer d’une pierre noire pour ce qui concerne la rentabilité des fonds en euros d’assurance-vie.
Leur mauvaise performance s’explique tout d’abord par les mauvais résultats boursiers de leurs supports, essentiellement des obligations, puis des actions et des valeurs monétaires. En effet, plongés dans la pénible conjoncture des dettes souveraines, les obligations ont servi de faibles coupons et le décrochage des marchés financiers a empêché les actions de jouer leur rôle de « moteur de performance ». Non seulement le recul des indices boursiers depuis l’été 2011 a contribué à cette situation, mais aussi, les nouvelles contraintes réglementaires des assureurs, obligés de réduire leur exposition aux actions.
Une solution de secours est fournie par l’immobilier. Les fonds en euros bénéficient des loyers perçus par les assureurs propriétaires de logements et de biens commerciaux. Cette stratégie est mise en œuvre par AXA France qui entend recourir plus largement aux biens commerciaux (bureaux, boutiques…) dont les rendements sont plus élevés que le résidentiel, et en s’implantant davantage à l’étranger.
Certains assureurs ont dû puiser dans leur « provision pour participation aux excédents » afin de servir aux épargnants la rémunération garantie. C’est ce qu’a fait AXA France qui précise avoir employé sa réserve « dans les mêmes proportions » qu’en 2010.
Pour ceux, comme Carac, qui ont servi une rémunération sans puiser dans leur réserve, la rentabilité des fonds, de 3,90% à 4%, est présentée comme une performance en soi.
