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L’épargne solidaire est de plus en plus prisée

Jeudi, juin 17, 2010 @ 11:06
posted by Assuranceviedeces

Si l’épargne, en France, est très prisée, l’« épargne solidaire » est moins connue et, par conséquent, moins répandue, même si les montants qui lui ont été consacrés, en 2009, ont augmenté de près de 50 %, par rapport à l’année précédente, leur permettant ainsi d’atteindre 5,4 milliards d’euros, et affichant déjà, en ce début d’année 2010, un total de 2,4 milliards d’euros. Très utile socialement, pour lutter contre l’exclusion, apporter une meilleure cohésion sociale et enfin contribuer au développement durable, cette épargne solidaire peut être abordée de différentes manières.

Tout d’abord, plusieurs produits bancaires permettent de partager les gains perçus dans ce but ; ainsi, par exemple, le Crédit Coopératif propose aux épargnants le Livret Agir qui leur permet de redistribuer la moitié des 1,30 % net de rémunération perçue par l’intermédiaire de ce compte sur livret à des associations diverses, suggérées par l’enseigne, et telles que Action contre la faim, France Nature Environnement, AIDES… D’autres organismes mettent également à la disposition des investisseurs des supports spécifiques, tels que la SICAV Faim, sur laquelle il est possible d’investir par l’intermédiaire de l’organisme catholique CCFD-Terre Solidaire, ou encore la Carac dont l’offre d’assurance vie réserve 1 % des fonds versés à différentes associations comme, par exemple, Arc-En-Ciel, Association des Paralysés de France, Mécénat Chirurgie Cardiaque ou encore Solidarités Nouvelles face au Chômage.

Ces différentes formules permettent donc, aux investisseurs, moyennant une épargne classique de devenir des donateurs, en profitant, par ailleurs, d’une réduction d’impôt généralement égale à 66 % des sommes versées aux associations, voire 75 %, avec une limite fixée, dans ce cas-là, à 510 €, lorsque les bénéficiaires sont des organismes venant en aide aux personnes en difficulté.

Des fonds solidaires, prenant la forme de SICAV et de FCP, sont également prévus pour ce type d’épargne ; ceux-ci permettent de consacrer entre 5 % et 10 % de l’encours à des dons envers des organismes de financement tels que l’Adie, ou encore France Active, qui délivrent ensuite des microcrédits, et des crédits, dans le but de soutenir les créations d’entreprises. Autrefois, davantage réservés à un public averti, ces supports sont devenus l’instrument qui, dans ce domaine, génère le plus de bénéfices, notamment suite à la loi de Modernisation de l’Economie, promulguée le 04 août 2008, qui contraint les employeurs à ajouter un fonds de solidarité, dans le cadre des PEE et des PERCO délivrés aux salariés. C’est sans doute grâce à cette mesure que les fonds versés aux organismes ont pu atteindre un total de 1 million d’euros, en 2009, soit une augmentation de 100 %, par rapport à l’année précédente.

Contrairement à la solution précédente, cette formule d’épargne solidaire n’apporte aucun autre avantage fiscal que ceux déjà prévus dans le cadre des PEE et des PERCO.
L’investissement dans des entreprises solidaires reste le moyen le plus direct pour contribuer au développement social, plusieurs organismes sollicitant régulièrement les épargnants pour renforcer leur position ; c’est ainsi le cas d’Habitat et Humanisme, qui achète des logements pour les plus démunis, de Garrigue, qui apporte un soutien financier aux PME « socialement innovantes, respectueuses de l’humain et de son environnement », ainsi que de Terre de Liens, qui acquiert des terrains agricoles afin de les confier à des ouvriers engagés, tant au niveau social qu’au niveau environnemental.

Deux avantages fiscaux ont été mis en place pour favoriser ce type de placements, à savoir une réduction d’impôt de 25 % des sommes investies, avec un maximum de 20 000 €, dans le cas d’une personne seule, ainsi que, pour les contribuables soumis à l’ISF, une déduction possible de 75 % des fonds placés, à condition que ceux-ci aient conservé ces titres plus de 5 ans, et dans une limite de 50 000 € des sommes à verser à l’administration fiscale.

Cette épargne solidaire, qui suscite, de plus en plus, l’intérêt des épargnants, semble promise à une évolution rapide, avec des produits encore plus rentables et toujours plus utiles.

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