Alors que la Cour de cassation a condamné les fondateurs de l’association Afer, Gérard Athias et André Le Saux, pour abus de confiance en décembre dernier, c’est maintenant au tour des adhérents de faire entendre leur voix à l’approche de l’assemblée générale de l’Afer, le 29 juin prochain.
Les adhérents de l’Association Française d’Epargne et de Retraite (Afer) sont aujourd’hui en colère. Alors que les deux fondateurs ont été condamné en décembre dernier à deux ans de prison avec sursis et 200 000 euros d’amende pour abus de confiance au préjudice de l’association et de ses adhérents, les clients réclament une indemnisation. Ainsi, le Président de l’Afer, Gérard Berkerman a adressé une lettre le 11 mai aux adhérents, dans laquelle il conseil à chaque personne, si elle a subi un préjudice (c’est-à-dire si elle a épargné du 17 décembre 1986 au 1er août 1997) de mener sa propre action en justice afin d’être indemnisée. Un conseil qui ne plait pas du tout à la principale association d’ opposants aux dirigeants de l’Afer, SOS Principes Afer qui a soumis 8 résolutions en vue de la prochaine assemblée générale de l’Afer le 29 juin prochain. SOS Principes Afer réclame notamment un avocat commun et estime à 250 000 millions d’euros le préjudice total subit par les adhérents. Mais, surtout, l’association suggère aux épargnants de se retourner contre l’assureur de l’association, c’est à dire Aviva. «Le patrimoine personnel des fondateurs de l’Afer ne suffira pas à indemniser les adhérents. L’assureur, lui, en a les moyens. Et il est civilement responsable des actes des dirigeants de l’association» a déclaré François Nocaudie, à l’origine de la plainte contre Gérard Athias et André Le Saux.
Selon le journal Les échos, l’Elysée aurait tenté de proposer une médiation afin de calmer le jeu. Durant cette médiation, les adhérents de l’Afer se seraient engagés à ne pas demander réparation, si les anciens présidents renonçaient à toucher les réparations susceptibles d’être obtenues après un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Cet argent pourrait ainsi profiter aux adhérents. Une information qui reste pour le moment au rang de rumeur puisque l’Elysée a démenti mercredi toute intervention.
Clémentine Rebillat
